jeudi 26 avril 2007

Tout un party!

Ahlan wa sahlan!
… version courte de 'Nazilta ahlan wa watta'ta sahlan', une salutation des nomades arabes pour ceux qui décident de rester pour un bout de temps. La traduction mot à mot ressemblerait à “Si tu descends de ton cheval (ou de ton dromadaire), tu rencontreras un frère (quelqu’un qui te traitera comme l’un des siens) et tu fouleras la plaine ( c’est-à-dire une surface lisse et plate qui ne te force pas grimper ou à descendre, mais seulement de bouger au bon rythme)..”

J’voulais vraiment commencer mon post avec cette salutation que j’ai emprunté au site web de Ghassan Hage (un anthropologue qui m’impressionne beaucoup avec ses idées ces temps-ci). Pas que j’ai l’intention de vous garder sur mon blogue pendant une éternité, mais je trouvais juste l’image toute simple et incroyablement belle... me semble qu’on devrait se dire ça à chaque fois qu’on se voit.
Quoiqu’on se souhaite quand même la santé (j’imagine que c’est ça qui est à l’origine de “salut”. ?) ce qui n’est pas mal non plus et c’est mieux que de se souhaiter une bonne météo (bonjour…selon mon interprétation…hehe).
Parlant de santé, j’aurais bien besoin qu’on me la souhaite ce soir…
Non, faites-vous en pas, j’ai pas de maladie incurable à vous annoncer, mais mettons j’ai le foie souffreteux. Couchée en boule dans mon lit avec un deux litres d’eau, j’essaie de pas penser à mon estomac qui flotte et à ma langue qui goûte encore le rhum and coke dont j’ai largement abusé dans les dernières vingt-quatre heures.

***

Depuis que je suis revenue de camping, c’est la panique…

L’école, de un, me prend tout mon temps. Pas tant parce que j’ai trop à faire mais parce que j’arrive pas à travailler de façon productive sur ce que je dois faire… Je vous emmerderai pas davantage avec ma procrastination, mais en bref, on peut dire que c’est l’histoire de ma vie.
De deux, je sais pas, c’est peut-être à cause de mon numéro un qui me cause bien du stress, mais j’ai comme perdu ma petite euphorie qui me faisait tripper non-stop depuis que j’ai mis les pieds sur ce continent. Moi qui me sentait bizarrement (pas parce que ça m’arrive jamais, mais plutôt parce que ça n’avait jamais duré aussi longtemps) constamment heureuse, motivée, complète… ben, depuis trois semaines, c’est « back to reality ».

“oups, there goes gravity..”
S’cusez mon Eminem ce soir, c’est des restants du party d’hier où Elise, déguisée en ‘wigga’ version années 80, style Vanilla Ice, m’a rappé cette chanson au moins une douzaine de fois.

Mais pour en revenir à mon mini-down (pas vraiment un down, mais disons, plus bas qu’extraordinaire ça serait quoi? Ordinaire?…genre, juste normal. ça fait du sens? –comme on dit en bon franglais-), mettons que vers la fin de cette semaine, le stress, l’abus de café, le manque de sommeil et la frustration m’avaient transformé en paquet de nerfs…un paquet ben noué, genre que ça aurait pris des ongles pour défaire le nœud géant que j’avais en plein milieu du dos.

Mais au lieu de me payer un massage, une longue conversation avec un ami ou un bain avec des chandelles, je suis allée pour l’option facile quoique plus ou moins efficace : la noyade de mes soucis dans une bonne dose d’alcool. Jeudi soir, alors le reste de la mafia allemande (mes copains Jorn, Elena, Sabina et Robert et autres membres internationaux Francisco, Ravin, etc. ) décide sagement de rentrer à la maison à temps pour se permettre une bonne nuit de sommeil, Jorn (qui avait lui aussi des soucis à noyer je crois) et moi on en vire une capable au St-Jeromes, un bar alternatif du centre-ville… ayoye!
Comment on appelle ça un lendemain de veille la veille d’un lendemain de veille?
Ben, en tout cas, c’est ça que j’avais.
Pis comment on appelle ça un lendemain de veille le lendemain d’un lendemain de veille?
Bon, ben, c’est en plein ça que j’ai.

…pis j’ai encore un nœud dans le dos.

Ah…pis il me reste encore la moppe à passer dans la cuisine…

J’ai juste envie de rester dans mon lit et de me complaire dans mon malheur…
Aye aye aye, pas facile la vie.

Et cet horrible party auquel j’ai été forcée de participer hier…

Haha…offffff couuuurse, je blague! (pas pour l’envie de rester au lit par exemple)

Le « 6 WaRbuRton’s HousewaRming PaRty » fut le party du siècle!!!
Tous les éléments d’un party mémorable y étaient :
- des invités branchés … c’est l’élément de base et tout le monde y était! Anciens amis, récents amis (très récents comme la gang de Colombiens et deux Norvégiens rencontrés la veille au St-Jeromes quand j’ai décidé que je distribuais mon restant de flyers à la moitié du bar), ceux du dernier party (qui m’appellent encore Jesus), leurs amis, les amis de leurs amis et les amis des amis de leurs amis. Ce qui était cool c’est que c’était super varié…la gang de « hip kids » à Annur et Jess, les amis du secondaire d’Elise, quasiment toute la communauté queer de l’université (Josh avait laissé une pile de flyer dans le Queer Lounge à l’école et le mot c’est répandu rapidement!), les voisins libanais qui pompent leur techno tous les samedis après-midi, et même le client préféré de Sophie qui travaille au Starbucks, un homme d’affaire russe! De mon bord, j’avais bien évidemment invité toute la mafia allemande et membres connexes, une gang de mon collège à Singapour et les autres du réseaux de gradués des UWCs, tous les autres échanges à Melbourne de McGill, Jan Lukas l’Allemand et ses colocs, une couple de collègues de classe et des amis de Sandra à Sydney qui se trouvaient par hasard en ville. Aucune idée du nombre exact, mais c’était plein dans le sens littéral du terme!!!
- des costumes hilarants… pour vous donner une idée, à part les Rabbits, les Rainbows et les Rastamen, y avait des Rangers, un couple de piRates (?), un Runner, des membres de la Royal Family, des Russians à la tonne (incluant un vrai de vrai Russe et quelques Russian mail-in brides), des The Reaper (la Mort) et des Jack the Ripper, toute une variété de Racists (de la militante KKK au raciste australien typique –enveloppé dans son drapeau, saoul-, comme dans fameuses émeutes de Cronulla Beach à Sydney l’an passé…assez troublant. Oh pis y avait ces trois Australiens d’origine asiatique qui avaient chacun un t-shirt avec un slogan raciste qu’on entend ou qu’on voit assez souvent comme « Wogs, go home! », « No to Asian Immigration »…), toutes sortes de révolutionnaires (le meilleur c’était Ingram qui était, avec son béret et son cocktail-molotov un French Riotist), un groupe de filles sorties des Roaring Twenties, des dizaines de célébrités (des Ramones à Rocky en passant par Ronaldo et Reese Witherspoon dans le film Elections, avec son bol de suçons et ses macarons), deux ou trois Robbers (avec leur cagoule et un grand sac vert…humm…où est passée la TV?) et tout ce qui se trouve dans le champ lexical du Red (Red Indian, communistes, etc.). Évidemment, sur pas loin de 200 costumes, j’en passe! Dignes de mention par contre : Fiona, habillée et peignée entièrement à l’envers, pour la femme Reverse, ainsi que Chiara, avec ses quelques feuilles sur le dessus de la tête et ben du fard à joues, en Raddish. Certains étaient plus simples, comme mon ami allemand roux : Red-haired Robert Rodde, ou plus concept que d’autres, comme Jess et sa robe à carreaux de couleur… après 20 minutes, j’ai donné ma langue au chat : Rubbrick Cube, mais vraiment tout le monde a embarqué! Je pense que prendre une lettre comme thème était une bonne idée…ça laisse les gens être créatifs. Et ça part bien une conversation : « Salut, t’es quoi? » (Hi, what R you?)
- une décoration digne de l’occasion… ça nous a pris toute la journée, mais c’était quelques chose! Le salon (the Red Room) était complètement rouge (et ça nous a permis de garder le tapis beige en dessous des draps rouges intact), on avait une vraie piste de danse (the Rave Room) à coté de la cuisine (par vraie, je veux dire avec une boule disco bien sur), une toilette de thème R-tistic où les « passant » pouvaient laisser leur marque en dessinant ou écrivant sur les tableaux accrochés au mur, un lounge extérieur couvert par une méga-bâche pour la pluie, un Romance Shack (le cabanon qui d’habitude n’est pas très invitant, mais hier, tout décoré, ambiance tamisée, il a pogné!) et des lanternes et bougies tout autour du jardin.
- de la bonne musique…on s’est mis les quatre pour faire la playlist : Scissor Sisters pour Josh, Velvet Underground pour Soph, Le Tigre pour Elise et un peu de The Rapture pour moi.
- de quoi à boire en masse (le Bottle Shop du coin a du voir ses profits minoter hier!), des shooters de jello multicolore à la vodka et le clou : le Super Melon d’Eau à la vodka (tout simple, tu fais un trou sur le dessus, plante la bouteille de vodka dedans et laisse imbiber pour la nuit! Si on avait un congélateur, c’aurait été encore meilleur…mais bon, on peut pas tout avoir!).
- de l’action : une bagarre au milieu du salon (et c’est Elise qui a sorti le bagarreur…hahaha…en rappant!) ce qui a amené la police (en réponse à la bagarre) ce qui a également déclenché une débandade pour trouver une cachette aux substances illicites (on a retrouvé du pot dans le lave-vaisselle ce matin); expulsion forcée de la salle de bain (ça a pris quatre personnes!) d’un couple un peu trop empressé; Boris, le gros koala de peluche, s’est encore une fois fait grimper dans un arbre; concours de mimes dans la ruelle et breakdance dans la cuisine…

ahh… pis ouains, pas mal de crasse aussi.

Sur ce, je me lève et je vais mopper.

Prenez soin de vous autres, moi je prends un bon bain avant de me coucher.

Photo? Photo?



Inspiree par ce voyage en voiture au Prom, moi, j'etais un Roadkill.


Ella, en train de relaxer dans le jardin...
Elise, en train d'improviser un rap sur les bonbons


Kevin, avec un t-shirt concept de Rhode Island Design School et ses gradues celebres: les membres de Talking Heads et Les Savy Fav par exemple, et Matt, un autre Rapper.


Les filles du college de Singapour que j'avais pas revu, a part Laura, depuis 3 ans. Alex en Rambo, Sam en...je-sais-pas-quoi, Amanda et Laura en rockstars....


Mercia et Sav, respectivement, en Romantic et Raunchy

Ali en Robert De Niro dans Taxi

Pendant ce temps, ca jammait dans la chambre de Sophie...

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