samedi 27 janvier 2007

Jamais deux sans trois...

Tsé, quand t’as l’impression d’avoir oublié quelque chose?
C’est l’histoire de ma vie.

Tsé, le moment où tu te rappelles finalement de ce que t’as oublié (une fois que t’es évidemment rendue bien loin de la maison)?
Bon ben pour moi, ce moment là est venu mercredi soir, sur la véranda, alors que j’avalais une autre délicieuse bouchée du souper :
Ma tante : " Pourquoi vous iriez pas faire un tour dans le Cajón demain? "
Mon oncle : " C’est une excellente idée ça! Qu’est-ce que t’en penses Sarah? On pourrait aller faire une randonnée dans les montagnes… "
Je m’étouffe presque : …ouuuuh! Les Andeeees! Ouuuuuh!!! Les ANDES!!!
Moi qui, depuis mon arrivée, épuise mes batteries de caméra (au lieu de passer des films…plus ca change plus c’est pareil!) à essayer de prendre ce qu’on aperçoit de la Cordillera de Santiago, ça ne sera pas dur de me convaincre…
" J’imagine que t’as apporté de bons souliers pour marcher?"
Et vlan! Une main venue de nulle part s’écrase sur mon front à toute allure. C’est la mienne qui, dans un geste violent emprunté à une Albanaise de ma connaissance, vient m’apprendre qu’après le chargeur à batteries et les lunettes, voici l’inéluctable troisième oubli du " jamais deux sans trois "! Est-ce que la sagesse populaire dit aussi que trois est un maximum???
Donc, me voilà devant un choix difficile : p’tits souliers de fille, vieilles flipflops en caoutchouc ou mes Keds de ville, motif Raton-Laveurs écrasés, affectueusement surnommés " Les Pantoufles ". Les souliers de fille qu’on enlève en soupirant après quelques heures de torture dans un bar, ayant vite, je ne sais trop pourquoi, déclaré forfait, vous l’aurez peut-être deviné, entre babouches et pantoufles, ce sont ces dernières qui ont gagné la chance de s’aventurer dans les mythiques montagnes des Cités d’Or (oh! vous auriez du me voir m’extasier devant un quipu inca du musée de Santa Cruz : " Enh! Regarde! Regarde! C’est comme le collier que les conquistadores voulaient avoir au complet mais qu’Esteban et Zia voulaient pas leur… " et mon oncle qui me regarde sans comprendre… ahh… en tout cas, j’aurai appris qu’un quipu, c’était un espèce d’inventaire utilisé par les collecteurs d’impôts de l’empire pour répertorier les richesses de chaque famille. Un peu moins romantique que je l’avais pensé, mais bon).
Et à ceux qui ne croient pas (Paul et Christine, on met le chapeau s’il fait svp) que mes célèbres pantoufles aient pu se rendre à presque 3000 mètres d’altitude, je dédie la photo suivante :

Enh? Pas laid comme endroit, non?
On y voit, à travers les nuages, le timide mais néanmoins costaud sommet du Cerro Morado (5000m et des poussières) et le glacier San Francisco qui fond à vue d’œil (y a-tu quelqu’un qui veut m’ostiner que le réchauffement de la planète c’est pas des blagues?). On aurait bien voulu le toucher… mais on courait pas assez vite! Aha (s’cusez, ça prend au moins une blague poche ou deux par paragraphe pour authentifier mes écrits). En fait, on aurait sûrement eu le temps de faire les deux derniers kilomètres qui nous séparaient du début de ces neiges (qu’on croyait) éternelles si on était arrivés un peu plus tôt. Mais pour avoir le temps de bien dîner et de redescendre avant 18h30, heure de retour maximum prescrite par les gardes du parc, nous avons décidé de sortir les sandwichs à la laguna Morales et de regarder les nuages s’emberlificoter autour des sommets andins.
Ai-je besoin de vous dire à quel point j’ai adoré cette excursion dans le Monumento Natural El Morado?
Tiens, à la place, je vous montre quelques-unes des 83 (oui oui! Je vous jure, je pouvais plus m’arrêter… Kid Kodak qu’on m’appelle) photos que j’ai prises avec mon petit appareil. En espérant que ça vous donne une idée de la beauté des lieux…


Tsé quand t’arrive pas à croire ce que tu vois au bout de tes pieds?


J’ai eu la chance de voir de belles montagnes dans ma vie, mais celles-là rentrent avec aise dans mon top 5. À à peine deux heures (incluant le trafic urbain) de la métropole, cette aire protégée est facilement accessible et vaut vraiment le détour. Tout comme le reste du Cajón del Maipo, cette grande vallée au pied de la cordillère qui suit le fleuve Maipo et ses affluents, qui est l’espèce de Laurentides des Santiaguinos. S’ils y vont d’ailleurs comme nous respirer un peu d’air frais dès qu’ils le peuvent, je ne sais pas s’ils mangent eux aussi de bonne la crème glacée artisanale sur la Plaza de Armas d’un petit village au pied des montagnes en redescendant…
Faudrait que je leur demande.

Oh! Pis pour votre information, c’est rien que des menteries ça, " jamais deux sans trois ". Ça devrait être " jamais trois sans quatre "…
" Sarah, t’as bien pensé de te mettre de la crème solaire? "
(Et vlan!)

Prenez soin de vous autres et de votre précieuse peau.
Sarah le homard

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ouais.........j'ai bien vu les pantouffffffes et les pieds mais......

Sarah a dit…

Quoi? Tu me crois pas jaloux? Tu demanderas a ton frere!